Après les carburants, le conflit au Moyen-Orient pourrait désormais affecter les prix du gaz. Une hausse dès le mois de mai n’est pas exclue, selon Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Une flambée des prix après des attaques ciblées
Premier signal inquiétant : jeudi dernier, le prix du gaz européen a bondi jusqu’à +35 %. Cette hausse spectaculaire fait suite à une attaque iranienne contre le complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar.
Plusieurs infrastructures stratégiques au Moyen-Orient, dont des raffineries, ont été visées. En réaction, le TTF néerlandais, principale référence européenne du gaz, a atteint un niveau inédit depuis janvier 2023, après avoir déjà été fortement impacté par la guerre en Ukraine début 2022.
La hausse s’est toutefois atténuée en fin de journée jeudi, avec un prix du mégawattheure en progression de 13 %, atteignant 61,8 euros.
Une hausse modérée attendue
En France, les factures de gaz pourraient augmenter d’environ 15 % dès mai pour les contrats indexés. Emmanuelle Wargon a néanmoins tenu à relativiser : « la répercussion en mai ne sera pas énorme ».
Une situation plus stable du côté de l’électricité
Concernant l’électricité, la situation est jugée « très différente de celle de 2022 », au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine.
La France dépend du gaz pour produire de l’électricité uniquement lorsqu’elle manque de production. Or, actuellement, la production issue du nucléaire et des énergies renouvelables est suffisante, limitant le recours aux importations.







