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L’emploi dans le transport résiste, mais grâce à l’intérim

Au deuxième trimestre 2026, selon le service SDES du ministère des transports, l’emploi salarié dans les transports et l’entreposage reste stable, après un léger recul de 0,1 % au trimestre précédent. Le secteur compte désormais 1 565 800 salariés.

Cette stabilité contraste toutefois avec l’évolution de l’intérim : après une forte progression de 3,7 % au premier trimestre, les effectifs intérimaires continuent d’augmenter de 0,9 % au deuxième trimestre. À l’inverse, l’intérim recule de 0,9 % dans l’ensemble du secteur privé.

Davantage de demandeurs d’emploi

Le marché du travail donne un signal moins favorable. Le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B et C dans les métiers du transport et de la logistique progresse de 1,1 % au deuxième trimestre, après deux trimestres consécutifs de baisse. La hausse est proche de celle observée pour l’ensemble des demandeurs d’emploi, qui augmentent de 1,3 % sur la même période.

Autre indicateur révélateur, le taux d’emplois vacants du secteur tombe à 1,7 %, contre 2,0 % un an plus tôt. Le recul des postes non pourvus traduit une diminution des tensions sur les recrutements, alors même que l’emploi reste globalement stable.

Le coût du travail continue de progresser

Le coût horaire du travail dans les transports et l’entreposage augmente de 2,3 % sur un an au deuxième trimestre 2026. Pour les entreprises du transport routier, cette hausse intervient donc dans un contexte où l’emploi ne progresse plus et où les demandeurs d’emploi augmentent.

Les chiffres dessinent un secteur davantage en phase de stabilisation qu’en croissance. L’absence de baisse de l’emploi salarié est un élément de résistance, mais elle s’accompagne d’une progression persistante de l’intérim et d’une remontée du nombre de demandeurs d’emploi.

Le recul des emplois vacants est particulièrement significatif : après plusieurs années marquées par les difficultés de recrutement dans le transport et la logistique, la tension sur la main-d’œuvre semble progressivement se réduire. Cette évolution peut aussi refléter un ralentissement des besoins de recrutement plutôt qu’une amélioration structurelle de l’adéquation entre les compétences disponibles et les besoins des entreprises.

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