Selon le Baromètre des Transports de fret et de la Logistique publié par l’Union TLF, le transport routier de marchandises est particulièrement touché par la dégradation du climat des affaires, dans un contexte de hausse des prix des produits pétroliers. Les professionnels décrivent une activité affaiblie, sans pour autant constater d’effondrement. Toutefois, les perspectives se dégradent fortement, traduisant une inquiétude croissante liée à une demande jugée insuffisante.
Une situation financière alarmante
La trésorerie des transporteurs routiers atteint un niveau historiquement bas, inférieur à ceux observés lors de la crise financière de 2009 et du premier confinement de 2020. Cette situation traduit une incertitude très élevée parmi les dirigeants et entraîne un recul marqué des intentions d’investissement.
L’aide exceptionnelle mise en place par le Gouvernement pour les transporteurs routiers apparaît limitée au regard de la hausse des coûts, notamment du carburant. Les acteurs du secteur estiment qu’elle ne constitue qu’un soutien ponctuel et insistent sur la nécessité de réformes structurelles, notamment en matière de fiscalité, de compétitivité et de transition énergétique.
Un transport intermodal encore fragile
La reprise du transport intermodal reste incertaine. Le fret ferroviaire progresse en 2025 mais n’a pas retrouvé ses niveaux antérieurs, tandis que le fret fluvial demeure globalement faible malgré une amélioration en fin d’année. Ces évolutions reflètent une dynamique encore fragile.
Les prix du fret aérien connaissent une forte augmentation à l’échelle mondiale, sous l’effet des tensions géopolitiques dans le Golfe persique. Si aucune pénurie immédiate de kérosène n’est redoutée en Europe, un risque pourrait apparaître à moyen terme si la situation perdure.
Un secteur sous pression
Dans l’ensemble, cette édition met en évidence un secteur confronté à de fortes tensions, entre difficultés conjoncturelles et défis structurels, dans un environnement économique incertain.







