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Camions électriques : un inventaire par métiers étonnant

Fort logiquement, et sans surprise, les déchets et l’environnement (dont les bennes à ordures ménagères) « pèsent » 5,3% des immatriculations des véhicules électriques à batteries sur la période 2022 à 2024. Plus insolite, il est un métier qui s’est clairement engagé c’est celui … de la blanchisserie qui a absorbé 26,3% des volumes.

Les villes ne remplissent pas leur devoir

Clément Chandon, directeur des énergies alternatives chez Iveco France, a cité lors d’un point presse le rôle, réellement volontariste, du groupe ELIS. Un courage visiblement pas partagé par les municipalités et administrations, qui n’ont enregistré que 1,1% du mix alors qu’elles sont pourtant contraintes par la loi LOM de 2019 à des quotas d’acquisitions de véhicules électriques.

Pour mémoire, selon sa doctrine officielle, « l’État et ses établissements publics gérant un parc de plus de 20 véhicules (pour des activités n’appartenant pas au secteur concurrentiel), l’article L 224-8 du Code de l’environnement fixe un seuil minimum de 50% des achats de véhicules, en véhicules à très faibles émissions  (VTFE = 0g CO2/km) ou à faibles émissions (VFE <50g CO2/km) lors du renouvellement annuel des parcs (acquisition ou location de longue durée -LLD) », objectif réaffirmé par la circulaire de la Première ministre Elisabeth Borne, du 21 novembre 2023.

La distribution alimentaire et le commerce de gros et de détail peu adeptes

Au vu du résultat de 2024, l’Etat et les collectivités semblent particulièrement bien appliquer la devise « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ». La distribution alimentaire, et le commerce de gros et de détail représentent au cumul 1,3%. On aurait pu imaginer davantage au vu de l’adaptation des carrosseries et de la chaîne du froid aux véhicules électriques. Pour ces catégories, y aurait-il un problème d’adéquation de prix vis-à-vis du marché ?