La crise des carburants continue de s’aggraver dans l’Union européenne, faisant peser une menace croissante sur le transport routier, pilier essentiel des chaînes d’approvisionnement et de la mobilité. Dans une lettre adressée aux ministres des Transports, l’IRU appelle à une réaction rapide et coordonnée au niveau européen face aux perturbations du marché, estimant que l’inaction pourrait entraîner de graves conséquences économiques.
Un secteur vital fragilisé
Particulièrement exposé à la volatilité des prix, le transport routier se retrouve en première ligne. L’organisation souligne que sans intervention immédiate, des ruptures dans les chaînes logistiques et des difficultés de déplacement pourraient rapidement survenir.
Depuis le début de la crise, les prix des carburants ont fortement augmenté, mettant en difficulté un secteur composé majoritairement de PME. Avec des marges très faibles, ces entreprises peinent à absorber le choc, d’autant que le carburant représente une part importante de leurs coûts.
Des perturbations concrètes sur le terrain
Sur les principaux axes de transport, les tensions se multiplient. Retards de livraison, accès limité au carburant et déséquilibres entre pays compliquent le fonctionnement du secteur, tandis que certains comportements accentuent les pénuries locales.
L’IRU met en garde contre des réponses nationales dispersées, susceptibles de fragiliser davantage le marché intérieur européen et d’accentuer les perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Vers une réponse européenne ?
L’organisation plaide pour la tenue rapide d’une réunion du Conseil des transports et avance plusieurs pistes, dont un plan d’urgence pour sécuriser les flux logistiques et un renforcement des aides aux entreprises les plus touchées.







