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Début de la grève des routiers

L’ensemble des fédérations syndicales des transports a appelé à un mouvement de protestation nationale aujourd’hui afin de réclamer la réouverture des négociations salariales. Elles dénoncent des grilles salariales qui peinent à atteindre le niveau du Smic. Les premières actions devaient débuter ce matin sous la forme de barrages dans des zones logistiques. Une vingtaine de sites devrait être ciblée.

« On va bloquer les gros opérateurs : transport de marchandise, de voyageurs, logistique, transport de fonds… », nous avait confié Thierry Douine, président de la CFTC-Transports. « On va leur mettre un coup de pression avant l’été et si rien ne bouge, on verra ce qu’il se passera en septembre », a-t-il ajouté.

Tous les secteurs de la Convention collective nationale du transport routier (CCNTR) sont concernés : le transport routier de voyageurs, de marchandises, de fonds et de valeurs, sanitaire et le déménagement.

La réouverture des négociations salariales

Les organisations syndicales appellent les fédérations patronales à se réunir une nouvelle fois pour rouvrir des négociations salariales. Des accords avaient été signés dans le transport routier de marchandise en début d’année (revalorisation des grilles salariales de 6 %) mais « ils sont déjà devenus caducs » car les minimas sont repassés en dessous du Smic, nous a assuré Thierry Douine.

Dans le transport de fonds et de valeurs, « aucune revalorisation depuis sept ans », s’indignent les syndicats. Et dans la logistique, les entreprises « campent sur leur proposition indécente de revalorisation de 3 % des taux conventionnels ».

Les syndicats s’en prennent aussi au gouvernement accusé de « manque de considération » en raison du « choix de ne pas mettre en place un ministère des Transports ». Là encore sera la difficulté, de lancer des négociations, sans ministre de tutelle.

Hervé Rébillon
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