Au moment où le secteur du transport a plus que besoin d’un ministre de tutelle, le bureau du boulevard Saint-Germain est sans locataire. Le mouvement des agriculteurs, même s’il est légitime (et les transporteurs seront d’accord), a une répercussion sans précédent sur le flux des marchandises et des voyageurs.
Alors que les soucis rencontrés par les entreprises de transport de voyageurs se multiplient, la profession n’a aucun interlocuteur (même si Christophe Béchu, ministre de la transition écologique a en charge le transport en attendant). La poursuite des actions ne fait que fragiliser le transport routier.
Si le calendrier est respecté, les ministres délégués (dont transport on l’espère) devaient être nominés après le discours de politique général du nouveau premier ministre ce mardi, soit au plus tôt dans la journée, soit à partir de mercredi. Bref, le nouveau ministre des transports (ou secrétaire d’Etat) devrait donc arriver en pleine crise.
Le mouvement des agriculteurs devrait être son cadeau d’arrivée même s’il n’aura pas en charge ce secteur. Mais bien d’autres dossiers attendent le futur ministre des transports, des dossiers proches des revendications des agriculteurs comme la taxation du gasoil ou encore la concurrence déloyale.
Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? La réponse est malheureusement non ! C’est aussi une réponse à ceux qui douteraient de maintenir le poste de ministre des transports. Le secteur en a vraiment besoin.
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