EDITO HERVE REBILLON

Vaccinons nos routiers !

Qu’attendons-nous pour vacciner massivement nos routiers, ceux qui nous apportent au quotidien ce que nous mangeons, portons et utilisons. Ils sont les plus exposés. Les camions ne se sont jamais arrêtés même au plus fort de la pandémie.

Lorsqu’on regarde de plus près les chiffres de trafic en 2020, seuls les trafics comptabilisant les véhicules de plus de 6 tonnes ont enregistré une légère baisse alors que les trafics des automobiles a littéralement chuté. Les chiffres étaient proches du zéro véhicule fin mars alors que les poids lourds n’ont jamais cessé de rouler. La raison, nous la connaissons : le réapprovisionnement du pays que tout le monde considère pourtant obligatoire.

Certes, le gouvernement a déjà pris, et on ne peut que saluer sa démarche, des mesures en faveur des routiers comme l’ouverture des restaurants et l’exemption du test VCR aux frontières européennes. Qu’il continue sur sa lancée. Ce n’est pas assez.

Le ministre de tutelle, Jean Baptiste Djebbari, avait rappelé aux syndicats le mois dernier lors d’une réunion les travaux en cours concernant la reconnaissance des routiers comme travailleurs de la deuxième ligne. Mais, comme l’ont demandé à maintes reprises les partenaires sociaux, patrons et salariés réunis, les conducteurs de poids lourds doivent être désignés comme travailleurs de première ligne !

Les Etats-Unis ont été les premiers, dès l’annonce de l’arrivée de vaccins, à décider de vacciner en masse les routiers. Qu’attendons-nous ?

Plus qu’une reconnaissance verbale, les routiers veulent une protection. Nous, Français,nous leur la devons.

2 Responses

  1. Et n’oublions pas les demenageurs surtout à l’international qui travaillent en équipes entrent au domicile des clients et constituent autant de clusters potentiels !

  2. Très exact et pas seulement les chauffeurs routiers aussi les conducteurs de car , d’autobus , chauffeurs services scolaires etc…

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