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First Stop déploie une pince à pneus pour la sécurité de ses monteurs

Pour assurer la sécurité de ses équipes devant opérer sur les véhicules de chantier en toutes circonstances, le réseau First Stop a déployé, six plateaux-grues singuliers.

Intervention en moins de 2 heures

Au sein des 168 agences du réseau national First Stop dédié à la vente et l’entretien des pneumatiques, sept pôles dédiés au génie civil sont identifiés (Boulogne-sur-Mer, Bourgoin-Jallieu, Dijon, Dunkerque, Fos-sur-Mer, Servian, Tours). Ceux-ci sont en appui logistique et technique pour plus de 90 centres opérant à la fois sur des véhicules industriels et des engins de terrassement et génie civil. Cela représente pour l’enseigne 200 interventions de dépannage génie civil par an.

First Stop annonce pouvoir intervenir en moins de deux heures sur ces engins 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Pour assurer sécurité et rapidité, l’enseigne a déployé en France six camions plateaux-grues (quatre Iveco et deux Mercedes-Benz 6×4) dotés de pinces spéciales IMO sur grue Palfinger. Celle-ci permet de manutentionner des enveloppes de 25, 26 ou 29.5 pouces. Les équipes travaillent toujours en binôme pour des questions de sécurité lors du calage des engins, certains ayant parmi les monteurs une réputation de réelle dangerosité (comme les reach-staker portuaires).

Pour changer deux trains de pneus sur une chargeuse avec ce camion-grue doté de pince, il faut compter 5 heures (avec le calage, la dépose des clavettes et cercles de maintien, dépose et pose des joints toriques, des obus, joints de valves et valves). Des jantes évoquent les fameuses « jantes Suisses » ou Trilex popularisées par « les lignards » du Moyen-Orient des décennies 1970 et 1980, bien qu’elles soient très différentes.

Un métier varié, mais difficile

Du fait des dimensions et conditions de travail, le métier sur le terrain change entre les engins de génie civil, de TP, de manutention ou les véhicules de transport routier. Bien que First Stop dispose d’un centre de formation à Carpentras (Vaucluse), une partie de l’apprentissage s’effectue encore sur le terrain. Ici, pas de cage de gonflage comme en agence : il faut donc se tenir à au moins 3 mètres d’un pneu poids-lourd voir à plus de 6 mètres de distance pour un engin de génie civil lors des mises en pression.

L’immobilisation ou la consignation des engins peut prendre du temps. Plus encore qu’en poids-lourds, c’est une affaire de spécialistes … passionnés. D’où l’importance de la fidélisation et de conditions de travail réduisant autant que possible la pénibilité. Il existe pourtant des points communs entre engins de génie civil et pneumatiques poids-lourds : comme sur les autocars, les « tombés d’épaulements » sont fréquents sur les dumpers articulés et reach-stakers, ce qui impose un suivi régulier et de fréquentes opérations de retournement sur jante.

S’y ajoutent les permutations (indispensables sur les véhicules off-road afin d’éviter de sur-solliciter la transmission ou les différentiels) et les éventuels recreusages (sur les poids-lourds et grues automotrices). S’il existe plusieurs rechapeurs en pneus TP routiers (comme la SLBR, filiale de Bridgestone à Chaponost dans le Rhône), les enveloppes de génie civil sont rechapées en France par le seul spécialiste : Pneus Laurent sis à Avallon (Yonne).

Le poids du prix

Stéphane Perez, chef des ventes First Stop à Saint-Priest (Rhône), rappelle qu’entre une enveloppe dite « premier prix » et une marque de Première ligne, la première peut espérer tenir 2 700 heures tandis que les secondes peuvent dépasser les 5 000 heures. Tout dépend du terrain, de son abrasivité et de la maintenance associée. Pour cette raison, il semblerait qu’aucun fabricant de pneus ne s’engage en génie civil sur des durées de vie via des contrats kilométriques (ou horaires) comme cela se pratique sur les camions, ensembles routiers et autobus.

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