Hyundai Hydrogen Mobility participait pour la première fois à Solutrans. Une occasion pour le constructeur sud-coréen de présenter l’offre et les caractéristiques techniques de sa gamme lourde Hyundai XCient Fuel Cell. Son directeur général, Charles Cambournac, revient sur cette édition 2025 et sur les projets de la marque en France.
Quel bilan tirez-vous de votre première présence à Solutrans ?
Charles Cambournac :
« Un bilan très positif pour une première participation. Notre stand et notre Xcient FCEV ont suscité beaucoup d’intérêts, de questions aussi bien de la part des opérateurs que des partenaires de la filière du transport (banques, carrossiers, réseaux de distribution, services après-ventes). Cela nous a permis de faire connaitre la division véhicules commerciaux de Hyundai, peu voire quasiment pas connue en Europe, et de communiquer sur nos réalisations, notre groupe et enfin de démystifier l’hydrogène ».
Hyundai en France à ce jour ?
Charles Cambournac :
« En 2025 sur plan opérationnel, ceux sont 4 Xcients FCEV sur les routes, une offre carrosserie qui croit ! Nous avons à Solutrans présenté 2 premières européennes : le plateau grue en collaboration avec Hiab France et la benne à ordure ménagère avec Faun Environnement. D’ailleurs 5 Xcient FCEV avec benne à ordure ménagère seront sous le sapin de nos clients cette année. Le réseau, c’est une équipe commerciale Hyundai Hydrogen Mobility française, 2 nouveaux agents, 3 nouveaux partenaires carrossiers. Sans oublier l’adhésion de Hyundai Hydrogen Mobility au programme H2 Accelerate et H2 AccTrucks. Il est à noter que Hyundai est déjà membre du Hydrogen European Council ».
Vous avez constaté un attrait de la part des transporteurs et collectivités pour le Xcient Fuel Cell ?
Charles Cambournac :
« Oui, absolument, aussi bien les régions Occitanie, Grand Est, Paris que les grandes agglomérations tels que Lyon, Le Havre ont montrés leurs intérêts. Tous sont conscients que la mobilité électrique ne pourra être l’unique solution pour décarboner le transport. Chez les transporteurs aussi, même si la TCO est sur toutes les lèvres. A raison.
Comme évoqué lors de la conférence à Solutrans, il nous faut développer les écosystèmes régionaux avec des circuits courts de production et d’approvisionnement pour sécuriser un prix du kilo de l’hydrogène au plus vite sous les 8 euros et ainsi réduire l’écart avec la TCO pour un camion roulant au diesel. Il est aussi important que les transporteurs aient une visibilité à moyen terme sur les mécanismes financiers qui permettront d’accéder à cette nouvelle technologie. Ces dernières doivent être simples, compréhensibles et rapides dans leur exécution. Sinon les transporteurs attendront la dernière minute, la loi qui les obligera. Ils subiront. Nous souhaitons qu’ils soient une partie prenante dans cette transition ».
Quelles sont vos prochaines étapes en France ?
Charles Cambournac :
« Continuer de développer le réseau d’agents, sécuriser la formation des personnels et bien entendu étendre la commercialisation de notre Xcient, grâce notamment à des partenariats stratégiques régionaux. Nous étudions aussi la commercialisation des bus Hyundai FCEV (ville, transport régional), voyant une demande grandir. C’est un second vecteur important pour augmenter la demande en hydrogène vert et donc pour assurer un prix du kg H2 à la baisse ».
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