Tout au long de l’été, nous dressons le portrait de figures majeures qui ont marqué l’histoire du transport routier. De Max Meynier à Paul Berliet, en passant par Jimmy Hoffa, ces hommes ont prêté leur voix, leur énergie et leur vie à ceux qui vivent sur la route. Premier épisode : Max Meynier, l’homme qui a donné une âme à la radio des routiers.
Des planches à la radio : les débuts d’un passionné
Né à Lyon le 30 janvier 1938, Max Meyer-Paul Meynier suit une formation classique, passant par le lycée Ampère, l’École supérieure de commerce, puis l’Institut Pitiot. Très tôt attiré par le théâtre, il entre au Centre d’art dramatique de la rue Blanche à Paris. En 1960, il décroche le premier prix de comédie classique et moderne, et entame une carrière théâtrale éclectique.
Pour subvenir à ses besoins, il devient chauffeur de maître à la fin des années 60, au service de grandes personnalités comme Audrey Hepburn ou Mireille Mathieu. C’est à Deauville, grâce à une rencontre fortuite, qu’il met pour la première fois les pieds dans une station de radio. Il y remplace Bernard Schu à RTL, enchaînant reportages, diffusions musicales et même des événements marquants comme les premiers pas de l’Homme sur la Lune ou un Tour de France avec Jacques Anquetil.
La naissance d’une émission culte : Les routiers sont sympa
Sa carrière prend un tournant décisif lorsqu’il est engagé à plein temps par RTL, grâce à Jean-Pierre L’Hénan. Roger Reicher, alors directeur des programmes, lui confie un projet inédit : une émission dédiée aux chauffeurs routiers. Les routiers sont sympa voit le jour le 8 mai 1972.
Diffusée en soirée, de 22h30 à minuit puis dès 20h30, l’émission devient rapidement un rendez-vous incontournable. Avec jusqu’à 800 000 auditeurs chaque nuit et 25 000 lettres reçues par an, Max Meynier réussit un tour de force : créer un lien fort, presque intime, avec ceux qui sillonnent les routes de France.
Un studio perché et une proximité authentique
En 1976, RTL aménage un studio atypique sur le toit des entrepôts Calberson à Paris. Une « salle d’embarquement » permet même aux routiers de passage ou aux auto-stoppeurs d’intervenir en direct. Ce dispositif original renforce l’authenticité de l’émission et la proximité unique entre l’animateur et son public.
Max Meynier n’était pas qu’une voix familière : il était un repère, une présence fidèle dans la nuit des routiers. Il a su leur offrir un espace d’expression, de détente, et de reconnaissance à une époque où peu s’en souciaient.
Une figure emblématique de la radio routière
Avec Les routiers sont sympa, Max Meynier a profondément transformé la radio de nuit. Par son ton chaleureux, son respect pour son auditoire, et sa manière d’écouter, il a élevé une émission de niche au rang de phénomène culturel.
Son héritage dépasse les ondes : il a donné une voix à ceux qui en avaient peu, tissant un lien durable entre la route et la radio. Son nom restera à jamais associé à cette communauté discrète mais essentielle que forment les routiers.
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