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Les incidents cyber en tête des risques pour les entreprises

Les incidents cyber, tels que les violations de données et les perturbations informatiques sont les risques les plus préoccupants pour les entreprises dans le monde en 2024, selon le Baromètre des risques d’Allianz. L’interruption d’activité, qui y est étroitement associée, arrive en deuxième position. Pour le transport et la logistique, c’est l’évolution des réglementations qui les préoccupent avant tout, le risque cyber n’arrivant qu’en 4e position.

« Les cyberdélinquants exploitent les nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle (IA) générative, pour automatiser et accélérer leurs attaques, en créant des logiciels malveillants et des outils d’hameçonnage toujours plus performants. En 2024, les risques cyber devraient encore augmenter, avec la hausse des attaques utilisant les vulnérabilités, notamment sur les appareils mobiles, le manque de millions de professionnels de la cybersécurité et la dépendance des petites entreprises liée à l’externalisation informatique », souligne Scott Sayce, directeur mondial de l’assurance cyber chez Allianz Commercial.

Toujours selon le baromètre Allianz, les catastrophes naturelles (passant de la 6e à la 3e place en un an), les incendies et explosions (de la 9e à la 6e place) et les risques politiques et la violence (de la 10e à la 8e place) enregistrent les plus fortes hausses depuis le dernier classement des risques d’entreprise dans le monde, basé sur les réponses de plus de 3 000 professionnels de la gestion des risques.

Le TRM préoccupé par les nouvelles réglementations

Les évolutions législatives et réglementaires (19 %) montent d’une place pour s’établir au 4e rang mondial. Elles sont en tête des préoccupations avec les vols (29%) pour les entreprises de transport et de logistique, selon le baromètre. Suivent de près les interruptions d’activités (y compris les perturbations de la chaîne logistique) à 26% toujours pour ce secteur TRM. Les incidents cyber arrivent en 4e position (23%) suivis des catastrophes naturelles (22%).

Plusieurs autres risques liés aux conséquences de la pandémie baissent dans le classement. Ainsi, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée (12 %) descend de la 8e à la 10e place. Cependant, l’évolution démographique continue d’occasionner une pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans de nombreux secteurs à travers le monde (en particulier dans le      transport et la logistique). Ce risque est ainsi classé 8e en Europe et 10e en Amérique. Il figure parmi les quatre premiers dans des pays comme l’Allemagne, l’Australie, le Royaume-Uni et la Suisse. Quant à la pandémie elle-même, classée deuxième en 2021, elle se situe aujourd’hui à la 19e place (4 % seulement des réponses), après le succès des programmes de vaccination à l’échelle mondiale.

Lire dans son intégralité le baromètre Allianz 2024