La Chine franchit une nouvelle étape dans la course aux énergies propres avec le lancement de sa première ligne régionale pour camions à hydrogène. Une initiative majeure portée par Sinopec Group, premier raffineur de pétrole du pays, qui témoigne de la volonté chinoise d’accélérer la transition énergétique dans le secteur du transport.
Cette nouvelle ligne, d’une longueur impressionnante de 1 150 kilomètres, relie Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine, au port de Qinzhou, situé dans la région autonome Zhuang du Guangxi. Le tracé traverse également la province du Guizhou, une zone stratégique pour la logistique régionale.
4 stations pour soutenir l’hydrogène
Pour accompagner ce corridor logistique vert, Sinopec a installé quatre stations d’avitaillement en hydrogène tout au long du trajet. Un maillage encore modeste, mais symbolique, qui pourrait préfigurer un réseau bien plus dense à l’avenir.
Un écosystème déjà en place
L’un des grands atouts de ce projet réside dans le fait que les régions concernées produisent déjà de l’hydrogène à grande échelle. Avec plus de 400 000 tonnes d’hydrogène issues de l’industrie chaque année, ces zones sont capables d’alimenter jusqu’à 360 000 véhicules logistiques à hydrogène. De quoi assurer une exploitation durable et efficace de cette nouvelle ligne.
Objectif : 220 000 camions par an
Selon Sinopec, la ligne pourra accueillir jusqu’à 220 000 poids lourds fonctionnant à l’hydrogène chaque année, dans les deux sens. Une première mondiale à cette échelle, qui pourrait bien placer la Chine en tête du peloton mondial sur le marché du transport lourd décarboné.
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