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Baisse du transport de marchandises en France : une tendance en repli

Le secteur du transport de marchandises en France a connu une baisse significative en 2023, avec une diminution de 4 % du transport intérieur terrestre. Cette tendance affecte particulièrement le ferroviaire et le maritime, tandis que le transport routier, bien que majoritaire, enregistre un recul plus modéré.

Un secteur clé de l’économie impacté

En 2023, le transport de marchandises représentait environ 4 % du PIB français et 2 % de l’emploi du secteur privé. La baisse de l’activité touche l’ensemble des modes de transport, avec un recul marqué dans le ferroviaire (-16,7 %) et le fluvial (-10,2 %). Cette contraction a des répercussions économiques notables : diminution des créations d’entreprises (hors micro-entrepreneurs), repli de l’emploi et augmentation des défaillances d’entreprises.

La production de la branche du transport de marchandises s’est établie à 108,6 milliards d’euros en 2023. Le transport routier en constitue la majeure partie, représentant près des deux tiers de cette production, tandis que le transport maritime et côtier en couvre environ un quart.

L’évolution du transport intérieur terrestre

Le transport intérieur terrestre de marchandises a totalisé 330,9 milliards de tonnes-kilomètres en 2023, soit une diminution de 4 % par rapport à l’année précédente. Le transport routier, bien que dominant, a reculé de 2,3 %, tandis que le transport par conteneurs a chuté de 15 %, atteignant 15,6 milliards de tonnes-kilomètres. Parmi ce dernier, 64 % sont assurés par le rail, 33 % par la route et 3 % par voie fluviale.

La répartition des flux d’import-export

Le transport maritime reste prépondérant dans les exportations françaises, représentant 62 % des volumes transportés. À l’inverse, les importations s’appuient majoritairement sur le transport routier, qui en assure 54 %.

La baisse des volumes transportés en 2023 s’inscrit dans un contexte de transition énergétique et de mutation des chaînes logistiques. L’enjeu pour les années à venir sera d’adapter les infrastructures et les modèles économiques à ces évolutions tout en garantissant la compétitivité du secteur.