D’après le Baromètre des risques Allianz 2026, les menaces cyber s’imposent comme le premier risque identifié dans une dizaine de secteurs économiques, notamment dans le transport et la logistique. En parallèle, l’intelligence artificielle connaît une progression spectaculaire dans le classement des risques perçus, dépassant même les aléas naturels. Si elle attire par son potentiel, elle suscite également de nombreuses inquiétudes.
Les attaques informatiques, 1er risque mondial
En 2026, les incidents cyber occupent à nouveau la première place du classement mondial, et ce pour la cinquième année d’affilée. Ils atteignent un niveau record avec 42 % des réponses, soit une hausse historique de 10 points.
Ce risque arrive en tête dans toutes les régions du monde — Amériques, Europe, Asie-Pacifique, Afrique et Moyen-Orient. Les cyberattaques récentes, largement relayées dans les médias, rappellent la vulnérabilité persistante des entreprises, quelle que soit leur taille, avec une exposition particulièrement marquée pour les acteurs du transport et de la logistique.
L’intelligence artificielle : entre levier de croissance et facteur de vulnérabilité
L’intelligence artificielle s’impose désormais comme un enjeu majeur pour les entreprises à l’échelle mondiale. En un an, elle passe de la 10ᵉ à la 2ᵉ place du classement des risques, avec 32 % des réponses, enregistrant ainsi la plus forte progression en 2026.
Elle se positionne au deuxième rang en Amérique, en Asie-Pacifique, en Afrique et au Moyen-Orient, et au troisième rang en Europe. Si l’IA ouvre de nouvelles perspectives économiques, elle représente également une source de risques accrue pour les entreprises de toutes tailles. Elle figure désormais parmi les trois principaux risques, aussi bien pour les grandes structures que pour les PME et TPE. Le secteur de la logistique, qui l’intègre de plus en plus, en subit parfois les conséquences négatives.
Le classement des risques en France : le cyber en tête, l’IA fait son entrée
En France, les incidents cyber conservent la première place pour la quatrième année consécutive. Ils sont suivis par les catastrophes naturelles, puis par les incendies et explosions.
L’intelligence artificielle apparaît pour la première fois dans le top 10, à la 8ᵉ position, tout comme les évolutions macroéconomiques, qui se classent au 10ᵉ rang. Les entreprises françaises restent également très attentives aux interruptions d’activité, aux risques politiques et au changement climatique, classés respectivement 4ᵉ, 5ᵉ et 6ᵉ, chacun recueillant plus de 20 % des réponses.
Des priorités de risques variables selon les secteurs
Certaines préoccupations se distinguent selon les domaines d’activité. Les évolutions législatives et réglementaires arrivent en tête des classements dans le transport et l’industrie automobile. À l’inverse, les catastrophes naturelles constituent la principale source d’inquiétude pour les secteurs de l’ingénierie, de la construction, de l’immobilier, ainsi que pour les administrations et les services publics.
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