Les travaux pour l’électrification par le sol ont commencé fin septembre sur le site Transpolis (Ain). Ils sont prévus pour un achèvement d’ici à fin mars 2025 afin de pouvoir procéder aux démonstrations du programme eRoadMontBlanc.
Ce programme de recherche associe un exploitant d’infrastructures (l’ATMB), l’Université Gustave Eiffel, et des industriels comme Alstom, Pronergy (équipementier en électronique de puissance et convertisseurs de courant) et Greenmot.
Il s’agit ici de tester le système APS d’Alstom adapté à une utilisation routière. L’alimentation par le sol a fait ses preuves dans le domaine des tramways, mais le défi est bien plus difficile à relever dans le cas d’un usage routier puisque les véhicules ne sont pas guidés. Se pose alors la question de la détection et activation des cantons d’alimentation par induction. Tous les 11 mètres de piste, des segments conducteurs (au nombre de 38) sont insérés dans la chaussée et affleurants au niveau du sol. La captation du courant sur le véhicule se fera via des patins en contact avec la route.
L’idée est d’alimenter, voire de recharger, les véhicules lors de leur passage sur la chaussée. Pour le moment, il ne s’agit que d’aménager 420 m de route. La zone alimentée comprend un virage serré et un tronçon de ligne droite. Une fois cette première phase de tests réalisée sur site fermé, une deuxième étape sera l’équipement de 1 kilomètre sur la RN205 ouverte à la circulation publique entre 2026 et 2027.
Cette expérimentation doit servir à valider plusieurs sujets : l’intégrité des personnes et des véhicules via-à-vis du courant électrique, la fiabilité du captage quelle que soit la météo ou la vitesse du mobile mais aussi les aspect sde maintenance de la voirie (entretien et réparation de la chaussée).
Pour l’occasion, le bureau d’études caladois Greenmot va convertir un ensemble routier de 44 tonnes à cette alimentation électrique. Heureusement qu’il n’y a pas de test avec un autobus Van Hool ExquiCity, cela aurait rappelé de mauvais souvenirs à Alstom. Ce programme bénéficie de financements nationaux (France Relance) et européens (Next Generation EU) et dispose du soutien des pôles de compétitivité CARA et INDURA.


