Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a répondu à Bruno Neveu, président du SNTL, qui l’avait alerté sur les dérives du cotransportage de colis, introduit par la loi LOM. Le syndicat dénonçait le développement de plateformes ayant transformé ce dispositif en activité organisée, où des particuliers effectuent des livraisons issues de grandes surfaces et de commerces. Selon lui, cette évolution fragilise les entreprises de transport léger et menace des emplois.
Des procédures judiciaires engagées
Dans son courrier, le ministre admet l’existence de dérives à l’origine d’une concurrence déloyale au détriment des professionnels du transport léger de marchandises. Il indique également que des procédures judiciaires ont été engagées pour répondre à ces situations.
Un encadrement juridique annoncé pour protéger les professionnels
Le Gouvernement affiche désormais l’objectif de clarifier et sécuriser le cadre juridique du cotransportage. Il s’agit de préserver son caractère non commercial tout en protégeant la profession réglementée de transporteur routier face à une concurrence jugée injustifiée.
Le SNTL salue cette prise de position et souhaite être associé aux travaux annoncés, qui doivent réunir l’ensemble des parties prenantes au début de l’année 2026. Le syndicat maintient par ailleurs ses demandes visant à limiter strictement le rôle des plateformes à la simple mise en relation entre particuliers, à empêcher l’organisation de tournées de livraison et à abaisser le plafond annuel de rémunération des cotransporteurs afin d’éviter toute dérive vers une activité professionnelle déguisée.







