Alors que la transition écologique impose des efforts à tous les secteurs, les constructeurs de poids lourds freinent toute réduction drastique des objectifs CO2. Plutôt qu’une baisse rapide, ils plaident pour un étalement des exigences dans le temps. Ils l’ont indirectement dit lors d’une rencontre avec la présidente de la Commission européene, Ursula von der Leyen, la semaine dernière. Mais pourquoi cette résistance ?
Un défi technologique et industriel
On l’oublie, la réduction des émissions de CO2 pour les poids lourds implique des investissements massifs en recherche et développement. Les technologies électriques voire hydrogène (même si les constructeurs restent prudents) progressent, mais elles restent coûteuses et leurs infrastructures de recharge sont encore insuffisantes.
Un risque pour la compétitivité
Imposer des règles trop strictes trop vite pourrait fragiliser l’industrie européenne face à une concurrence internationale (comme l’Asie) qui bénéficie de règles plus souples. Un étalement permettrait aux constructeurs de s’adapter sans sacrifier leur compétitivité.
Une transition inévitable, mais progressive
Les constructeurs ne refusent pas l’objectif de neutralité carbone, ils lre redisent constamment, mais demandent plus de temps pour adapter la production et les chaînes d’approvisionnement. Ils préfèrent une approche progressive pour assurer une transition viable et durable.
En somme, la décarbonation du transport routier est en marche, mais les constructeurs poids lourds militent pour un rythme adapté à la réalité industrielle et économique. La question reste ouverte : cet étalement retardera-t-il l’impact positif sur l’environnement, ou garantira-t-il une transition plus efficace ?






