EDITO HERVE REBILLON

EDITO de Hervé Rébillon : un transport sans transmission

Je me souviendrai toujours de ce dirigeant transporteur vendéen qui a pleuré toutes les larmes de son corps n’ayant aucun héritier pour transmettre son entreprise, que dis-je, son empire. Certains sauront de qui je parle.

Malheureusement, le cas n’est pas nouveau, il date d’une dizaine d’années et il est surtout encore d’actualités. Le nombre d’entreprises qui ne trouve pas de successeur naturel donc familial ne cesse de croitre. Et le transport routier n’est pas épargné comme l’est la construction.

Une récente étude indiquait que 65 % des dirigeants de ces entreprises souhaitent la transmettre à un membre de leur famille. Mais 36 % des plus de 70 ans et 47 % des 60-69 ans n’ont toujours pas formalisé de plan de cession ou de succession.

Dans le cas du transporteur vendéen, il n’avait pas d’enfants qui auraient pu reprendre l’activité. Mais la pire des situations est sans aucun doute pour un parent dirigeant lorsque les filles et les fils ne sont pas intéressés pour reprendre le flambeau.

L’exemple de la famille Dentressangle en est un autre parfait exemple. La décision du père de vendre son entreprise à un groupe américain est probablement du manque d’intérêt porté par son fils pour le transport. Dentressangle a laissé les camions rouges pour l’immobilier ou dernièrement dans la santé, bref bien loin du transport.

« La transmission demeure une faiblesse française », écrivait dernièrement un économiste de renom.