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Enerjump propose une traçabilité garantie d’un biogaz 100% renouvelable et made in France

Le principe des garanties d’origine lié au biométhane est un sujet complexe. Pour informer ses clients, Enerjump fait appel au Bureau Veritas et a déjà édité 180 attestations en 2025.

Les garanties d’origine

Comment garantir qu’un camion roule bien au biométhane sachant que la station peut être à des centaines de kilomètres d’un méthaniseur et que la molécule de CH4 renouvelable s’est trouvée mélangée avec du CH4d’origine fossile ? La réponse est apportée par les « garanties d’origine ». 

Le principe est (théoriquement) simple : il comptabilise les Normo m3 (Nm3) injectés dans le réseau public (exploité par NaTran ou Teréga) et fait la soustraction avec ce qui est vendu comme biométhane par les différents opérateurs. Reposant sur le principe d’une balance, le volume de biométhane doit correspondre à celui injecté.

Pour être fiable, le système doit à la fois être réactif et prévenir le risque de double comptage. C’est là qu’intervient le Bureau Veritas, sollicité par Enerjump pour établir le suivi des garanties d’origine de façon indépendante. Cette attestation est fondamentale pour la politique RSE, rapports CSRD et autres certifications ISO des entreprises de transport revendiquant une démarche de décarbonation. Cela va prendre encore plus de valeur avec l’arrivée des crédits carbone (alias ETS-2 ou SEQE-2).

Enerjump propose une traçabilité garantie d'un biogaz 100% renouvelable et made in France

Devancer l’appel et rassurer les clients

Gaz’up a ainsi édité 180 attestations à ses clients en 2025. Les volumes de bioGNV distribué dans ce réseau de stations correspondent à 10 591 tonnes de CO2 évitées sur l’année. Enerjump insiste sur des chiffres traduisant « une décarbonation progressive mais tangible du transport routier, fondée sur des usages réels et mesurables ». Le groupe évoque aussi la prévention de tout risque de « greenwashing » et insiste sur la transparence et confiance d’une telle certification. Cet argument peut peser dans la communication de certains grands groupes.

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En France, Enerjump a contracté avec 69 sites de méthanisation (26 de plus qu’en 2024). Le groupe entend à l’avenir « maintenir une part significative et stable » de biométhane certifié, poursuivre le développement de stations Gaz’up (en passant de 20 sites à 22 en 2026 puis à 26 stations en 2027) et « renforcer la lisibilité environnementale des consommations énergétiques des transporteurs ». Enerjump se consacre aux énergies alternatives dédiées aux transports puisqu’il ajoute à la distribution de bioGNV (via Gaz’up) des prestations de recharge publiques.

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