Le CNR nous dévoile une nouvelle étude sur un pays : l’Espagne. Parmi les nouveautés dont profitent les conducteurs nationaux : l’interdiction de charger et de décharger. La Péninsule ibérique est connue aussi par son nombre important de conventions collectives.
Une interdiction inédite
Depuis le 1er septembre 2022, le décret royal-loi 3/2022 interdit aux conducteurs routiers exerçant en Espagne de participer aux opérations de chargement et de déchargement. Cette mesure modifie profondément l’organisation du travail en dissociant leurs missions de celles des acteurs logistiques, dans l’objectif d’améliorer leurs conditions d’exercice.
Le marché du travail espagnol se caractérise par l’existence de 55 conventions collectives. Cette diversité entraîne de fortes inégalités de rémunération selon la province d’affectation. Alors que le salaire brut annuel d’un conducteur dépasse 30 000 euros dans les Asturies, il chute à un peu plus de 12 000 euros à Orense, en Galice. Le revenu d’un conducteur peut ainsi varier du simple au double en fonction de la convention appliquée.
Une hausse du coût du conducteur en Catalogne
En Catalogne, le coût du conducteur a fortement progressé depuis 2020. Il est passé d’environ 41 500 à près de 44 700 euros par an, ce qui représente une augmentation de 7,6 % en trois ans. Cette évolution est principalement due à la revalorisation des minima légaux et à l’augmentation des indemnités de déplacement.
Les entreprises de transport doivent également faire face à une hausse généralisée de leurs coûts d’exploitation. Le prix du carburant a bondi de près de 40 % entre 2020 et 2023, conséquence directe de la crise énergétique déclenchée par la guerre en Ukraine. Les pneumatiques et le coût de détention des véhicules suivent la même tendance, avec des augmentations respectives de 47 % et 22 % sur la période.
Des écarts de compétitivité entre régions
Selon les calculs du CNR, le coût kilométrique d’un poids lourd de 40 tonnes utilisé pour le transport international est évalué à 1,10 euro en Catalogne, tandis qu’il atteint 1,25 euro au Pays basque. Cet écart s’explique par un coût du conducteur plus élevé dans cette dernière région, ce qui met en lumière les différences de compétitivité entre territoires espagnols.
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