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Flambée des carburants : prolongation jusqu’à la fin de l’été des dispositifs sectoriels existants

Le gouvernement a annoncé ce jeudi 21 mai un renforcement majeur des mesures de soutien destinées aux secteurs les plus touchés par la hausse des prix du pétrole et des carburants. Sébastien Lecornu a évoqué un véritable « changement d’ampleur et d’échelle » afin de protéger les entreprises et les travailleurs confrontés à l’augmentation des coûts énergétiques.

Les aides déjà en place pour les secteurs les plus exposés, transport routier, pêche, agriculture et BTP, sont prolongées jusqu’à la fin du mois d’août. L’exécutif abandonne ainsi le système de renouvellement mensuel des aides pour offrir davantage de visibilité aux professionnels.

Des aides maintenues et élargies

Le principe des dispositifs reste inchangé : les entreprises concernées continueront de recevoir des compensations financières adaptées à leur activité.

Les montants d’aide correspondent environ à :

  • 20 centimes par litre pour le transport routier et le BTP ;
  • 30 à 35 centimes pour les pêcheurs ;
  • 15 centimes pour les agriculteurs.

Le gouvernement élargit également le champ des bénéficiaires. Le transport fluvial pourra désormais profiter du dispositif, tandis que dans le BTP, le plafond d’effectif passe de 20 à 50 salariés.

Les « grands rouleurs » bénéficieront d’une aide doublée

Les travailleurs modestes utilisant leur véhicule personnel pour des déplacements professionnels verront leur aide renforcée. La prime exceptionnelle de 50 euros mise en place fin avril est prolongée jusqu’en août et portée à 100 euros.

Cette aide vise les salariés effectuant au moins 15 kilomètres par trajet domicile-travail ou parcourant plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre professionnel.

Les demandes pourront être effectuées à partir du 27 mai sur le site des impôts. Le versement sera rapide et rétroactif.

Une prime carburant employeur plus généreuse

Autre mesure phare : la « prime carburant » versée par les employeurs est fortement revalorisée. Son plafond passe de 300 à 600 euros par an.

Jusqu’à présent, cette aide était réservée aux salariés pouvant justifier de l’absence d’alternative en transports collectifs. Avec cet assouplissement, le gouvernement espère élargir le nombre de bénéficiaires et soutenir davantage le pouvoir d’achat des actifs dépendants de leur véhicule.

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