Face à l’augmentation rapide du prix du gazole, l’OTRE fait part de sa vive préoccupation et demande la mise en place de mesures urgentes pour soutenir les entreprises du transport routier. En effet, le prix du carburant a dépassé hier le seuil symbolique des 2 euros par litre. Le ministre des transports de son côté joue la provocation en réunissant les acteurs du transport maritime et aérien sans le transport routier.
Un seuil des 2 euros franchi
Ce mardi 10 mars, le prix moyen du gazole a atteint 2,0037 € le litre. Ce chiffre provient des calculs de Fig Data, réalisés à partir des données publiques du ministère de l’Économie et des Finances.
D’après le CNR, l’augmentation du prix du gazole est particulièrement marquée pour les professionnels du transport. Elle s’élève à +20,3 % pour les véhicules de transport de marchandises dont le PTAC est supérieur ou égal à 7,5 tonnes, et à +21,4 % pour les véhicules de transport de voyageurs de même catégorie.
Des entreprises fragilisées
Dans un communiqué, l’OTRE rappelle que le carburant constitue une part majeure des coûts dans ce secteur. Une hausse aussi brutale menace donc directement l’équilibre financier de nombreuses entreprises, notamment les PME et les TPE.
Un appel à une réaction rapide des pouvoirs publics
L’organisation exhorte les autorités à prendre pleinement conscience de l’urgence de la situation. Elle demande la mise en place rapide de mesures concrètes afin de limiter l’impact de cette hausse du carburant sur les entreprises de transport routier et de préserver le bon fonctionnement de la chaîne logistique nationale.
Les mesures proposées
Parmi les solutions avancées, l’OTRE recommande notamment un soutien immédiat à la trésorerie des entreprises. Elle suggère également un relèvement des plafonds d’encours pour leur permettre d’absorber l’augmentation soudaine des coûts de carburant. Enfin, l’organisation propose la mise en place d’une clause temporaire permettant de répercuter chaque mois les variations du prix du carburant dans les contrats, qu’ils soient publics ou privés. Cette mesure serait particulièrement utile lorsque les mécanismes d’indexation actuels ne s’appliquent qu’à des échéances plus longues, parfois annuelles.
Le ministre des transports, Philippe Tabarot, semble ne pas entendre l’appel du TRM. Il a réuni ce mardi 10 mars au centre de crise du ministère des Transports, pour la deuxième fois consécutive, les principaux acteurs du transport maritime et aérien. Exit le transport routier … jusqu’à quand ?







