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200 conducteurs de cars scolaires testés positifs à l’alcool ou aux stupéfiants

Même si le nombre est depuis janvier, il est encore trop élevé. Selon le ministère des transports, sur près de 30 000 cars scolaires contrôlés depuis janvier, près de 200 conducteurs ont été testés positifs à l’alcool ou aux stupéfiants. Philippe Tabarot était en déplacement ce jeudi à Dreux, en Eure-et-Loir. 

Drogues et alcool chez les conducteurs

La majorité des conducteurs contrôlés avaient consommé des stupéfiants, 119 au total, tandis que 63 ont été testés positifs à l’alcool. Entre le 1er janvier et le 31 août, la France a recensé 103 accidents impliquant des cars scolaires, dont 50 ont causé des victimes. L’année 2024 avait été particulièrement marquée avec 138 accidents d’autocars, le niveau le plus élevé depuis dix ans. Depuis janvier, l’Anateep dénombre trois décès, 108 blessés légers et aucun blessé grave.

Cette mobilisation ministérielle fait écho à l’accident tragique de Châteaudun, le 30 janvier dernier, qui avait coûté la vie à une lycéenne de 15 ans. Le chauffeur du car scolaire avait alors consommé du cannabis.

Le plan Joana pour sécuriser le transport scolaire

En réponse, le ministère a lancé le 30 avril le plan Joana, du prénom de la victime, afin de renforcer la sécurité des trajets scolaires. Chaque jour, 1,9 million d’élèves prennent le car. Philippe Tabarot rappelle qu’il s’agit de l’un des modes de transport les plus sûrs, puisqu’il ne représente que 0,3 % des accidents de la route pour 5 % des déplacements.

Nouvelles mesures pour protéger les élèves

Le plan prévoit des dépistages aléatoires obligatoires, désormais effectués quasi systématiquement par les entreprises de transport. Le ministère travaille aussi à la mise en place d’un “stupotest”, comparable à l’éthylotest, qui empêcherait un conducteur sous l’effet de drogues de démarrer son véhicule. L’accent est également mis sur l’équipement de sécurité, comme des ceintures de sécurité avec signal sonore ou des dispositifs pour briser rapidement les vitres en cas d’urgence.

Le ministre souhaite par ailleurs instaurer un numéro de téléphone destiné aux élèves pour signaler le comportement inquiétant d’un conducteur. Enfin, le plan Joana s’accompagne d’un durcissement des sanctions, illustré par la création du délit d’homicide routier en juillet dernier.

One Response

  1. « Le ministre souhaite par ailleurs instaurer un numéro de téléphone destiné aux élèves pour signaler le comportement inquiétant d’un conducteur. » : et pourquoi pas un téléphone indiqué en gros dans tous les cars pour signaler tout ce qui nuit à la sécurité. Je viens de voyager dans un car Keolis remplaçant un TER du Grand Est : pas d’indication en gros de l’obligation de boucler la ceinture, pas de rappel par le conducteur avant le départ. Nos ministres, des souhaits mais pour l’action !!!! C’est si compliqué que cela de souscrire une ligne téléphonique?

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