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Ménage à trois dans Cellcentric

Initialement pensée comme une coentreprise à parité entre Volvo Group et Daimler Truck AD, Cellcentric fera de la place pour trois avec l’arrivée annoncée de Toyota Motor Corporation.

Trio de savoir-faire

Dans un communiqué conjoint, Daimler Truck AG, Volvo Group et Toyota Motor Corporation ont annoncé une nouvelle répartition future de l’actionnariat dans Cellecentric. Désormais ils seront trois, à égalité de parts, dans l’entreprise. Il est précisé que « à finalisation de l’opération, Toyota apportera son savoir-faire et son expertise complémentaire à la coentreprise ». Cela signifie-t-il que Cellecentric avait du retard par rapport au géant nippon ? Ou Toyota s’intéresserait-il aux piles de fortes puissances ?  

On sait que Toyota Motor Corporation, comme Huyndai HTWO, a une longueur d’avance sur la production et commercialisation de piles à combustible réellement opérationnelles et « clefs en mains » pour des gammes de faibles à moyennes puissances. On savait que les liens existaient entre Daimler Buses et Toyota pour la fourniture des piles à combustible montées dans les autobus Mercedes-Benz eCitaro Fuel Cell. Est-ce par ce biais que les échange sont été initiés ?

L’enjeu de la production et des économies d’échelles

Pour Toyota, cet accord dans Cellcentric peut aussi être un moyen pour bénéficier de nouvelles capacités de production hors du Japon. Il s’agit bien ici de « développer, produire et commercialiser des systèmes de piles à combustible pour véhicules lourds ».

Il est par ailleurs précisé dans le communiqué que « Toyota et Cellcentric entendent gérer conjointement le développement et la production des cellules unitaires [entrant dans la composition des stacks NDLR] ainsi que des éléments d’architecture et de contrôle associés ». À moins que ce soit, plus trivialement, une façon pour Volvo et Daimler de partager les frais avec un troisième partenaire. Il est en effet précisé que l’arrivée de Toyota Motor Corporation se fera par le biais d’une augmentation de capital. Martin Lundstedt, CEO du groupe Volvo, mentionnant l’enjeu d’obtenir une masse critique pour les applications hydrogène.

Il est précisé que « l’accord signé n’est pas contraignant. Les parties poursuivront leurs discussions en vue de parvenir à un accord juridiquement contraignant » qui sera quant à lui soumis aux examens par les autorités de la concurrence. Actuellement Cellcentrix compte 560 salariés répartis sur les sites de Kircheim/Teck, Esslingen, Stuttgart (Allemagne Fédérale) et Burnaby (Canada).

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