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Bruxelles souhaite toujours rendre obligatoires les achats de camions zéro émission

La Commission européenne étudie l’idée de rendre obligatoires les achats de véhicules zéro émission pour les flottes d’entreprises afin de stimuler la demande et d’accélérer la transition écologique.  Lors d’une réunion hier sur la transition des flottes d’entreprises vers le zéro émission, l’IRU a exprimé ses inquiétudes. Son président, Radu Dinescu, estime que des obligations d’achat seraient contre-productives et nuisibles au secteur.

Préférer des mesures d’accompagnement concrètes

L’IRU soutient la transition écologique mais préconise des mesures adaptées aux réalités des PME et du transport routier, au lieu de contraintes légales strictes.

Les cinq leviers proposés par l’IRU :

  • Infrastructures : déployer rapidement des bornes de recharge mégawatt et des stations dans les dépôts, même hors réseaux principaux.
  • Modernisation du réseau électrique : fixer des objectifs nationaux contraignants pour renforcer le réseau là où c’est indispensable.
  • Soutien financier aux PME : aider financièrement les entreprises pour compenser le coût élevé des camions zéro émission.
  • Flexibilité opérationnelle : adapter la législation sur les poids et dimensions pour permettre des charges utiles plus lourdes.
  • Neutralité technologique : favoriser toutes les technologies zéro émission (électricité, hydrogène, carburants renouvelables) selon les besoins du secteur.

Rejet des obligations d’achat et appel à la compétitivité naturelle

Radu Dinescu affirme que l’UE devrait créer un marché où ces véhicules sont viables économiquement plutôt que d’imposer leur achat. Il souligne qu’aucune alternative zéro émission n’est encore disponible pour certains véhicules lourds comme les autocars longue distance ou les camions de chantier. Ces obligations pourraient entraîner des pertes d’emplois et perturber le marché.

Privilégier l’incitation plutôt que la contrainte

Pour l’IRU, la meilleure façon d’accélérer la transition est de proposer des solutions attractives commercialement, et non d’imposer des obligations qui risquent de fragiliser le secteur.