EDITO HERVE REBILLON

EDITO de Hervé Rébillon : il y a 20 ans Max (Meynier) nous quittait

Le 23 mai 2006 s’éteignait une voix familière, une voix qui accompagnait les nuits, les longues distances et parfois même les vocations. Celle de Max Meynier.

Pendant treize ans sur RTL, avec son émission devenue mythique Les routiers sont sympas, Max Meynier a fait bien plus qu’animer une tranche de radio. Il a donné la parole à une profession souvent discrète mais essentielle. Il est devenu, au fil des années, le porte-parole des routiers, dans le sens le plus noble du terme.

Pour toute une génération de conducteurs, Max était un compagnon de route. Je connais de nombreux routiers qui enregistraient religieusement ses émissions sur cassette. Certains en conservent encore aujourd’hui des dizaines, comme autant de souvenirs précieux. D’autres sont allés jusqu’à lui rendre hommage sur la carrosserie de leur camion. Peu d’animateurs peuvent se targuer d’avoir suscité une telle fidélité.

Il y a quelques semaines, un conducteur proche de la retraite me confiait qu’il écoutait Max en cachette sur son radio-réveil alors qu’il n’était encore qu’un adolescent. Quelques années plus tard, il prenait lui-même le volant d’un poids lourd. Comme lui, combien de routiers ont trouvé leur vocation en écoutant ces témoignages authentiques, ces récits de vie racontés sans filtre, en direct du terrain ? Max Meynier savait raconter la route comme personne. Il faisait vivre le quotidien des conducteurs avec sincérité, donnant à chacun l’impression d’être assis dans la cabine.

À titre personnel, je lui dois beaucoup. C’est à la suite d’une longue interview qu’il m’a accordée en 1999 que j’ai décidé de me lancer comme journaliste spécialisé dans le transport routier et l’univers du camion. Cette rencontre a été un déclic. À l’époque, je créais Autoroute de nuit, une émission dédiée aux routiers sur Autoroute FM, la première radio d’autoroute. Depuis, je n’ai jamais quitté ce secteur passionnant qui continue de m’animer chaque jour.

Vingt ans après sa disparition, l’empreinte de Max Meynier demeure intacte. Son héritage dépasse largement le cadre de la radio. Il a contribué à donner une identité, une visibilité et une fierté à toute une profession. Aujourd’hui encore, lorsqu’on évoque la grande époque des routiers à la radio, son nom s’impose naturellement.

Alors, refermons cet hommage avec ce qui reste sans doute l’un des génériques les plus emblématiques des ondes. Une musique devenue culte, indissociable de sa voix et de son époque.

« Relax Max »… Salut l’artiste.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *