« Les mégacamions engendreraient un report modal inversé », c’est la conclusion du député Jean-Marc Zulesi qui s’est exprimé sur le sujet la semaine dernière devant la commission des affaires européennes. Autrement dit, les EMS, les Système Modulaire Européen, aurait pour conséquence un report du transport des marchandises du rail ou fluvial vers la route. Difficile d’y croire.
Il est fort dommage que nos chers députés ne se soient pas penchés sur les travaux réalisés par le secteur avec le ministère des transports. Le député les a ignorés pendant son exposé. Il aurait découvert ainsi plusieurs points positifs. Les EMS permettraient de diminuer de 25% la consommation de gasoil et les émissions de CO2. Autre atout : une réduction du nombre de camions sur les routes. 2 mégacamions peuvent transporter l’équivalent de 3 camions.
La France n’avait pourtant pas dit non aux mégacamions. Une expérimentation devait être lancée en 2010. Mais face à des ONGs fermement opposées au projet, Dominique Bussereau, à l’époque secrétaire d’Etat aux transports, l’avait annulé purement et simplement. Depuis, aucun ministre ne s’est risqué.
On peut retenir au moins une remarque du député Zulesi qui, en introduction de son intervention, a précisé vouloir utiliser le nom EMS au lieu de mégacamion. C’est vrai, parler de mégacamion fait peur.
- TECHNOTRANS 2026 : Nantes au cœur des mutations du transport routier - 18 septembre 2026
- Thermique, électrique : Renault Trucks fait évoluer son offre pour réduire les coûts et les émissions - 18 septembre 2026
- IAA Transportation 2026 : Volvo Trucks pousse plus loin l’électrique avec 700 km d’autonomie - 17 septembre 2026





