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L’IRU invite les villes à exempter les poids lourds des restrictions d’accès

A ce jour, dans le monde, près de 2 000 villes limitent ou interdisent les utilitaires et les poids lourds. L’IRU demande que ces véhicules soient exemptés des régimes existants et soient intégrés dans la réglementation de l’accès aux véhicules urbains (UVAR).

« La qualité de vie et la durabilité de toutes les villes dépendent de la capacité des biens et des personnes à se déplacer vers, autour et hors des zones urbaines », a déclaré Umberto de Pretto, secrétaire général de l’IRU. « Les restrictions sur les véhicules urbains attrapent les véhicules commerciaux dans leurs filets, alors que leur véritable objectif est souvent l’utilisation de la voiture. Les villes doivent exempter les véhicules utilitaires de ces règles », a-t-il ajouté.

La limitation du transport de marchandises dans les villes a un impact sur les entreprises locales et les résidents en plus de l’impact direct sur les services de transport commercial. L’IRU estime que les coûts élevés de la restriction des véhicules commerciaux dans les villes apportent des avantages limités en termes de réduction des émissions de CO2, de la pollution, du bruit ou des embouteillages. « Plus de 90 % des véhicules dans les zones urbaines sont des véhicules privés, les restrictions doivent donc clairement les distinguer des véhicules utilitaires pour offrir la solution la plus rentable », a ajouté Umberto de Pretto.

La nouvelle position de l’IRU prévoit une période de mise en œuvre de dix ans pour toute nouvelle restriction d’accès aux véhicules urbains afin de donner aux réseaux de mobilité locaux et aux chaînes d’approvisionnement le temps de s’adapter.

Les opérateurs de logistique et de mobilité font circuler des camions, des bus et des autocars entre les villes. Avec un patchwork de réglementations différentes se développant rapidement, les entreprises de transport sont de plus en plus confrontées à un réseau complexe de normes, même entre les villes d’un même pays. Les opérateurs ne peuvent pas se permettre d’investir dans différentes technologies pour répondre aux différentes exigences fixées par les villes, ce qui affecte les coûts et les services de transport.

L’IRU appelle également à l’élaboration de normes harmonisées à l’échelle mondiale, au moins sur une base régionale, et travaillera avec les autorités et les partenaires pour lancer ce processus.

(avec communiqué IRU)

Hervé Rébillon
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