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B100 : une solution immédiatement disponible pour anticiper les enjeux carbone du transport routier

Après plusieurs mois de débats politiques, parfois contradictoires, autour des biocarburants E85 et B100, la loi de finances pour 2026 a acté le maintien de leurs avantages fiscaux. Un signal fort en faveur notamment de la filière B100 qui a pu démontrer son rôle stratégique dans la décarbonation des activités de transport routier de marchandises et de voyageurs, mais également en matière de souveraineté économique et énergétique.

Pour Altens, expert des énergies bas carbone, cette période d’instabilité a surtout mis en exergue le besoin des transporteurs d’avoir suffisamment de visibilité pour mettre en œuvre sereinement leur trajectoire de décarbonation. « Dans un contexte de transition énergétique accélérée, le B100 dispose d’atouts solides et s’impose plus que jamais comme une solution opérationnelle et compétitive pour les transporteurs routiers. Les dispositions actuellement retenues dans la loi de finances 2026 confirment cette dynamique favorable », souligne Pascal Legrand, directeur commercial chez Altens.

2026 : un cadre stable et lisible pour le B100

Le gouvernement a en effet décidé de maintenir à l’identique les règles applicables en 2025 dans le cadre de la TIRUERT. Les objectifs d’incorporation d’énergies renouvelables sont reconduits : 9,4 % en équivalent énergétique dans le diesel, 10,5 % dans l’essence, avec le maintien de l’ensemble des sous-objectifs et plafonds. Sur le plan fiscal, la TICPE reste inchangée. L’exonération partielle du B100 est confirmée et la taxation complète du HVO100 est maintenue.

« Pour les transporteurs, cela signifie une chose essentielle : le B100 bénéficie en 2026 d’un cadre réglementaire et fiscal clair, sans durcissement ni remise en cause, offrant cette visibilité indispensable à la décarbonation de leurs activités », explique Pascal Legrand.

2027 : le B100, un atout dans la mise en œuvre de la RED III

À partir de 2027, la filière biocarburants entrera dans une nouvelle phase avec la mise en œuvre de l’IRICC, transposition française de la directive européenne RED III. Cette évolution marque une reconnaissance renforcée du rôle des biocarburants durables dans la décarbonation du transport. Plusieurs leviers tels que la hausse des mandats biocarburants, la valorisation accrue des filières existantes et matures, ou encore une meilleure intégration des mécanismes de comptabilisation carbone, pourraient alors jouer en faveur du B100.

Dans ce contexte, ce biocarburant apparaît comme une solution compatible avec les exigences européennes. Il sera néanmoins nécessaire de surveiller la fiscalité pour 2027 et les années à venir.

Pascal Legrand, directeur commercial chez Altens.

ETS 2 : le B100 comme bouclier face au coût carbone

À partir de 2028, l’entrée en vigueur de l’ETS 2 constituera un tournant majeur pour le transport routier. En intégrant progressivement le carburant dans un marché carbone, ce mécanisme devrait entraîner un renchérissement structurel du gazole, estimé en moyenne à environ 15 centimes par litre sur la période 2028–2030.

Dans ce nouveau paradigme, le coût carbone devient visible et durablement intégré dans les charges d’exploitation. Les carburants alternatifs comme le B100, non soumis à l’ETS 2, permettent aux transporteurs d’anticiper cette évolution et de sécuriser leur compétitivité économique, tout en réduisant significativement leur empreinte carbone.

Une solution pragmatique

Contrairement à d’autres solutions de décarbonation encore dépendantes d’importants déploiements d’infrastructures, le B100 présente des atouts clés. À savoir, la réduction immédiate des émissions de CO₂, la compatibilité avec des flottes dédiées, et un cadre réglementaire stable à court terme,

« Nous sommes convaincus que la transition énergétique du transport routier passe par des solutions concrètes, disponibles et économiquement viables. Le B100 s’inscrit pleinement dans cette trajectoire et constitue aujourd’hui l’un des leviers les plus efficaces pour conjuguer performance environnementale et maîtrise des coûts », conclut Pascal Legrand.

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