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Philippe Tabarot peut-il rester à son poste de ministre des Transports ?

L’ex-sénateur LR des Alpes-Maritimes, Philippe Tabarot, nouveau ministre des Transports, est soupçonné de détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts par le Parquet national financier. On lui reproche ses diverses fonctions au Cannet. Cette affaire remet-elle en question sa capacité à continuer à exercer ses fonctions ?

Philippe Tabarot a exercé jusqu’à sa nomination la fonction de chargé de mission au sein du « groupement d’intérêt public [GIP] pour le développement touristique et culturel du Cannet. Une ville dont sa sœur, la députée LR Michèle Tabarot, a été maire de 1995 à 2017. Il était même son directeur de cabinet. Pour son poste de chargé de mission, il aurait touché 4 500 euros par mois. D’avril 2018 à juillet 2020, il avait été le directeur de ce même GIP pour un salaire total de 82 473 euros net.

Réponse de l’actuel ministre : « je n’ai rien à me reprocher. (…) J’ai travaillé de manière effective avec des rémunérations qui sont encadrées dans la plus grande transparence [] Si j’avais fait quelque chose de tellement répréhensible, je n’aurais pas été choisi pour faire partie aussi de ce gouvernement. Je suis très serein sur ces questions » a-t-il ajouté.

Le ministre assure ne disposer « d’aucune information sur le contenu de cette procédure » et ne pas avoir été « entendu ni sollicité » par la justice depuis les premières investigations, menées « il y’a plus de deux ans ».

Une enquête qui fragilise sa position

Depuis sa nomination en tant que ministre des Transports, Philippe Tabarot est des plus discrets, à en croire les partenaires sociaux du secteur. Aujourd’hui, une ombre plane sur son mandat : cette enquête pour détournement de fonds publics.

Le maintien de Philippe Tabarot à son poste semble de plus en plus compromis même si aucune mise en examen n’a été prononcée pour l’instant.

Philippe Tabarot est donc confronté à un double défi : se défendre face à ces accusations tout en essayant de maintenir une continuité dans son action ministérielle. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer s’il pourra surmonter cette affaire ou s’il devra céder sa place.