Le secteur du transport et de l’entreposage est particulièrement touché par l’augmentation des dépôts de bilan. En 2025, les défaillances d’entreprises y ont bondi de 61 % par rapport à leur moyenne de long terme (2010-2019), selon les données d’Allianz Trade. Une hausse record, bien supérieure à celle observée dans les autres branches de l’économie.
Un secteur plus touché que l’ensemble de l’économie
Tous secteurs confondus, la France a enregistré 68 500 dépôts de bilan en 2025, soit 23 % de plus qu’au plus fort de la crise sanitaire. Mais le transport apparaît comme l’un des épicentres de cette vague de faillites, loin devant l’information et la communication (+42 %), le commerce automobile (+40 %) ou encore l’hôtellerie-restauration (+34 %).
Coûts en hausse, marges sous pression
Cette explosion des défaillances reflète les tensions structurelles qui pèsent sur les entreprises de transport : hausse durable des coûts de l’énergie, inflation des charges d’exploitation, pression sur les prix et concurrence accrue, notamment dans le fret routier. Des facteurs qui fragilisent en priorité des acteurs déjà peu capitalisés.
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Les fraudes au code du transport, notamment concernant les tarifs abusifs (code des transports . Livre II), sont devenue usuelles. Le gouvernement et notamment le ministère des transports et la DGCCRF sont au courant mais refuse d’appliquer les sanctions prévues pas la loi. Les conséquences sont grave ! Le manque à gagner pour l’état se chiffre en milliards si l’on tient comptes des pertes de toutes les cotisations (recrutement, et filières anexe).