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Découverte TRM24 : le Volvo FM Electric tracteur 4×2

Sans surprise, l’évolution des véhicules électriques à batteries va beaucoup plus vite que le vieillissement électrochimique de celles-ci. Volvo Trucks a fait découvrir à la presse les évolutions des FM, FMX et FH Electric pour cette année 2026.

Les carrossiers gâtés

On pensait que Volvo Trucks se serait concentré sur les seules évolutions apportées par le modèle longue distance équipé en eAxle ? Que nenni, c’est toute l’offre électrique de gamme haute qui est revue en cette année 2026 avec, à la clef, une optimisation des autonomies et de bonnes nouvelles pour les carrossiers.

Pour les modèles à architecture traditionnelle (moteur, boîte, arbre de transmission et pont moteur) dits « à moteur central », il faut relever l’accroissement de la capacité électrique disponible (désormais de 90,62kWh par pack), la possibilité de recharger jusqu’à 350kW de puissance aux bornes en courant continu, et une récupération d’énergie cinétique plus forte de 10% (sans que Volvo ne donne de valeur maximale de puissance de retenue).

La boîte robotisée Volvo i-Shift 8 rapports évolue

Ces modèles FM, FMX et FH Electric traditionnels sont disponibles pour des PTRA allant jusqu’à 65 tonnes. Le nouveau montage des machines tournantes électriques permet de dissocier l’entraînement des équipements de carrosserie du déplacement du véhicule. Une configuration idéale en chantier conférée grâce à une prise de force à entraînement mécanique. Il est désormais possible d’actionner celle-ci même lorsque le véhicule est arrêté pendant une phase de recharge électrique, fonction qui intéressera les porte-malaxeurs ou pompes à béton (encore faut-il que le site soit équipé d’infrastructures de recharge).

Parallèlement à cela, la famille FM, FMX et FH Electric « central drive » bénéficie d’évolutions sur la boîte robotisée Volvo i-Shift 8 rapports. L’inversion de sens de marche, et la fonction de balancement pour se désembourber, sont assurées directement par l’inversion du sens de rotation du moteur. Volvo annonce avoir revu le pilotage de la boîte pour plus de réactivité et progressivité. Voyons ce qu’il en est lors d’une découverte rapide sur route dans les environs de Göteborg (Suède) dans une configuration classique avec une semi-remorque benne à enrochements.

FM mon amour

En apparence, rien ne distingue le Volvo FM Electric 2026 d’un modèle de 2025. On apprécie l’accessibilité, profitant à plein de deux marches d’accès. La position plus basse de la cabine et du poste de conduite permet également d’accroître la vision latérale, profitant ici à plein de la découpe de vitre de la porte conducteur. Bref, pour un usage polyvalent régional, multipliant les manœuvres ce modèle s’avère plus intuitif que son grand frère FH vraiment taillé pour la longue distance. Un petit regret, du fait de l’inclinaison au sommet de la face avant, deux angles morts apparaissent vers les bords supérieurs du pare-brise. La planche de bord du FH permet également un meilleur dégagement du champ de vision frontal. Airelles sur le saumon, la silhouette 4×2 classique, associée ici à un empattement de 3950 mm, intimide moins que celle du FH Aero Electric eAxle. La force de traction est bien là, mais à la différence (notable) du Volvo FH équipé en eAxle, on perçoit clairement les changements de rapports, tant à la montée qu’à la descente. La boîte Volvo i-Shift est ici à 8 rapports et six ont été exploités sur le parcours. L’agrément n’est donc pas du tout du même ordre et on a le sentiment d’un camion restituant encore des sensations « mécaniques ».

Pour le comportement dynamique, rien à redire et le véhicule se conduit de façon naturelle et instinctive. Les accélérations sont apparues très franches, tout comme la retenue en utilisant le système de régénération. La position A autorisant la roue libre, tandis que le levier en 0 donne un ressenti proche d’un véhicule roulant « gaz coupés » lorsque l’on relève le pied de l’accélérateur. Le conducteur peut choisir en fonction des circonstances ce qui convient le mieux. Le silence demeure également une qualité majeure du modèle FM Electric.

Une bonne ergonomie

Un regret toutefois : sur le trajet, il nous a déclenché des freinages brutaux inopinés et cela, curieusement, à basses vitesses. Le freinage automatique d’urgence aurait-il « vu des fantômes » ? L’ergonomie d’ensemble est bonne, avec la nuance, logique du fait du positionnement de la cabine, qu’il est peu aisé de passer d’un côté à l’autre de celle-ci du fait de la présence du tunnel central.

Parmi les véhicules dédiés aux usages régionaux ou à la distribution lourde, le Volvo FM du fait de sa grande variété de silhouettes, du choix de motorisations (et d’énergies) et de sa qualité d’assemblage et de finition, fait figure d’engin (injustement) méconnu.

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